Home PolitiqueAfrique🇷🇺🌍 Russie–Afrique | Moscou et l’Afrique renforcent leurs partenariats scientifiques

🇷🇺🌍 Russie–Afrique | Moscou et l’Afrique renforcent leurs partenariats scientifiques

La coopération scientifique entre la Russie et l’Afrique connaît une nouvelle impulsion à travers les échanges universitaires, les programmes de bourses et le financement de projets communs, présentés par leurs promoteurs comme l’un des piliers d’un ordre mondial multipolaire.

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Par Idrissa Diallo Bah

Intervenant dans le podcast Redrawn Africa de Sputnik Africa, Rasigan Maharajh, professeur de politiques publiques à l’Université de technologie de Tshwane et membre de l’Académie des sciences d’Afrique du Sud, a appelé à mieux valoriser les chercheurs africains et russes.

Selon lui, de nombreux scientifiques africains dirigent déjà des travaux importants dans plusieurs disciplines, mais restent insuffisamment connus en dehors du continent. Il attribue cette faible visibilité à un système international de diffusion des connaissances qui accorde davantage de reconnaissance aux institutions occidentales.

Cette coopération prend désormais une forme concrète. Le ministère russe de la Science et de l’Enseignement supérieur a lancé en 2026 un programme de subventions destiné aux recherches menées conjointement par des établissements russes et africains. Les projets, prévus sur deux ans, peuvent recevoir jusqu’à 7 millions de roubles par an, avec la participation d’institutions provenant notamment d’Afrique du Sud, d’Algérie, d’Angola, d’Égypte, d’Éthiopie, du Mali, du Maroc, du Mozambique et de Namibie.

Les domaines de collaboration couvrent notamment l’énergie, la médecine, l’environnement, la gestion de l’eau, les technologies numériques et le développement durable. Moscou mise également sur les échanges d’étudiants, les formations professionnelles, les projets de recherche communs et l’ouverture de représentations universitaires.

Cette offensive scientifique accompagne le rapprochement diplomatique et économique entre la Russie et plusieurs États africains. Elle doit occuper une place importante lors du troisième sommet Russie–Afrique, programmé les 28 et 29 octobre 2026 à Moscou.

Pour ses défenseurs, ces partenariats permettent aux pays africains de diversifier leurs alliances et d’accéder à de nouvelles technologies. Ils posent également la question de la capacité du continent à conserver ses chercheurs, financer ses propres institutions et transformer ces accords en innovations directement utiles à ses populations.

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