Par Ross Hill
Benjamin Netanyahou a livré un discours offensif devant l’Assemblée générale des Nations unies, jeudi 24 septembre, alors que la politique israélienne à Gaza et en Cisjordanie fait l’objet de critiques croissantes sur la scène internationale.
Concernant Gaza, le Premier ministre israélien a rejeté les accusations de génocide visant Israël, affirmant que son pays n’avait pas commis un génocide. Cette question demeure toutefois au cœur d’une procédure devant la Cour internationale de Justice, qui n’a pas encore rendu de décision définitive sur le fond. Une commission d’enquête indépendante mandatée par l’Onu a, de son côté, conclu en 2025 qu’un génocide avait été commis, une conclusion rejetée par Israël.
Sur la Cisjordanie, Netanyahou a minimisé les violences commises par des colons israéliens, les présentant comme le fait d’un nombre limité de jeunes délinquants. Les données des Nations unies font état de nombreuses attaques de colons contre des Palestiniens, tandis que le secrétaire général de l’Onu a dénoncé l’expansion des colonies et les violences des colons.
Le dossier iranien a également occupé une place importante dans son intervention. Netanyahou a affirmé qu’Israël et les États-Unis avaient lourdement frappé les capacités militaires et nucléaires iraniennes. L’Onu a confirmé que les frappes israéliennes avaient visé notamment le programme nucléaire iranien, mais l’évaluation précise des capacités restantes demeure soumise aux informations disponibles et aux difficultés rencontrées par les mécanismes internationaux d’inspection.
Le discours de Netanyahou intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques autour de la guerre à Gaza, de la situation en Cisjordanie et de l’avenir de la solution à deux États. Le secrétaire général de l’Onu a appelé à la fin des violences, au respect du droit international et à la reprise des efforts diplomatiques en faveur d’une solution politique.
