Par Hajer Elina
Dans une déclaration solennelle publiée lundi matin, Maître Alice Kom a affirmé que la victoire d’Issa Tchiroma Bakary ne faisait « plus aucun doute » au regard des résultats déjà affichés dans la majorité des bureaux de vote. Citant l’article 113 du Code électoral camerounais, l’avocate rappelle que
« le résultat acquis dans chaque bureau de vote est rendu public immédiatement après le dépouillement ».
Pour elle, ce principe de publicité fonde la légitimité démocratique et empêche toute confiscation du verdict populaire :
« Dans un pays où certains voudraient faire taire la vérité des urnes, la loi, elle, parle sans trembler. »
Maître Kom estime que les résultats affichés dans plusieurs localités du Nord, du Littoral, du Centre et de la Diaspora placent Issa Tchiroma en tête « de manière constante et significative ». Elle rejette l’idée d’attendre quinze jours pour la proclamation officielle, estimant que la transparence n’est pas une faveur, mais un droit constitutionnel.
« Celui qui évoque un résultat public n’enfreint aucune loi, il exerce son droit de citoyen », souligne-t-elle, dénonçant au passage « les silences et retards » qui, selon elle, « n’ont rien à voir avec la vérité du vote ».
Dans sa conclusion, Maître Kom fait de l’article 113
« une déclaration de souveraineté populaire », rappelant que la démocratie « commence dans chaque bureau de vote, et s’éteint dès que la peur prend la place du droit ».
Figure connue du barreau et de la société civile camerounaise, Maître Alice Kom s’est souvent illustrée dans la défense des libertés publiques et la dénonciation des dérives électorales. Sa prise de parole intervient alors que le pays attend encore la proclamation officielle des résultats de la présidentielle du 12 octobre 2025.
Selon de nombreux procès-verbaux circulant dans les réseaux d’observateurs, Issa Tchiroma Bakary dominerait largement le scrutin dans plusieurs régions clés, devançant Paul Biya dans un basculement inédit de l’électorat. Cette déclaration d’une personnalité juridique de premier plan pourrait raviver le débat sur la légitimité et la transparence du processus électoral en cours.
