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Cameroun | Cession de Société Générale: Un nouveau bras de fer entre Ngoh Ngoh et Motaze

La vente des filiales camerounaises du groupe Société Générale met en lumière les tensions persistantes entre Ferdinand Ngoh Ngoh, secrétaire général de la présidence, et Louis Paul Motaze, ministre des Finances. Derrière cette opération financière se dessinent des enjeux de pouvoir et d’influence au sommet de l’État.

by world top news
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Par Sandra Embollo

L’annonce de la cession des activités de Société Générale au Cameroun suscite de nombreuses interrogations au sein des milieux économiques et politiques. Si l’opération s’inscrit dans la stratégie du groupe bancaire français de recentrage de ses activités en Afrique, elle révèle également les luttes d’influence qui traversent les sphères dirigeantes camerounaises.

Au cœur des spéculations figure la relation souvent décrite comme tendue entre Ferdinand Ngoh Ngoh, puissant secrétaire général de la présidence de la République, et Louis Paul Motaze, ministre des Finances. Les deux responsables, dont les prérogatives se croisent régulièrement sur les grands dossiers économiques, sont perçus comme les représentants de visions parfois divergentes de la gouvernance financière du pays.

Selon plusieurs observateurs, le processus de validation et d’accompagnement de la cession de Société Générale a ravivé des désaccords relatifs au rôle des institutions publiques dans les transactions stratégiques. La question du contrôle des actifs financiers et de l’influence exercée sur les principaux acteurs du secteur bancaire apparaît comme un enjeu central.

Au-delà des rivalités personnelles ou institutionnelles, cette opération met en évidence l’importance croissante du secteur bancaire dans les équilibres de pouvoir au Cameroun. Alors que les autorités cherchent à renforcer l’attractivité du pays pour les investisseurs, la gestion de dossiers aussi sensibles demeure un test pour la cohérence de l’action publique.

La finalisation de la cession sera suivie de près par les marchés, les régulateurs et les acteurs économiques. Elle pourrait également constituer un nouvel indicateur des rapports de force qui structurent les centres de décision au sommet de l’État camerounais.

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