Par Serge Aimé BIKOI
S’il y a un contentieux qui ravive les débats après celui du Manidem(Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie) hier, c’est celui marqué par la formulation de trois requêtes par trois mandataires diamétralement opposés de l’Union des populations du Cameroun (Upc). Il s’agit de Abdouraman Hamadou Baba, investi par Habiba Issa, qui se prévaut d’être la présidente du comité directeur de l’Upc, Yamb Ntimba, qui a été investi par le comité directeur présidé par Rose She. Jean Bahebeck est le troisième mandataire investi, lui aussi, par un groupe de personnes se réclamant du parti historique.
Tous les trois candidats sont en face des 11 sages du conseil constitutionnel et se défendent bec et ongles pour les convaincre. Habiba Issa estime que tout acte qui ne porte pas sa signature est une imposture tant elle affirme avoir été régulièrement élue aux assises du congrès ordinaire de l’Upc les 6,7 et 8 octobre 2017 au palais des congrès de Yaoundé. Cette femme politique ajoute que les candidatures de Yamb Ntimba et J. Bahebeck relèvent du banditisme politique.
Le conseil de Yamb Ntimba bat en brèche l’argumentaire de Habiba Issa et son conseil et soutient que le dernier congrès ordinaire de l’Upc remonte en septembre 2023 à Yaoundé, événement auquel H. Issa avait joué aux abonnés absents, tout autant que Pierre Baleguel Nkot,alors Sg. Cette année-là, c’est She Rose qui avait été élue présidente du comité directeur alors que Sylvestre Lebel Nyeck occupait le poste de secrétaire général.
J. Bahebeck, qui, lui aussi, est monté au créneau, affirme qu’il est, parmi les trois candidatures du parti, la candidature la plus ancienne et appelle les deux autres à une conciliation. Il fait savoir à l’assistance qu’il y a eu des tractations menées il y a quelques semaines entre lui et ses deux protagonistes. Mais en vain! Cette conciliation n’a pu aboutir à une décision consensuelle avant le délai de dépôt des dossiers de candidature à cause de la mise en parallèle des intérêts égoïstes des uns et des autres.
Le conseil d’Elecam, Joseph Atangana, qui est intervenu in fine, estime le problème de pluralité d’investiture que rencontre l’Upc est le même qui affecte le Manidem, dont les débats ont duré cinq de temps il y a 24h. Le parti historique a emprunté un véhicule surchargé aujourd’hui par trois passagers alors qu’il n’en a besoin qu’un seul. Vu la surcharge de ce véhicule, Elecam, qui est le contrôle de police, l’a stoppé pour le mettre en fourrière. Au demeurant, ce contentieux est mis en délibéré ce mardi, 5 août à 15h et 30mn.
