Par Joseph OLINGA N.
Sans surprise, le groupe de Douala, plateforme mise en place par Anicet Ekane, Sam Baka, Djeukam Tchameni et autres acteurs de l’opposition et de la société civile a indiqué ce 13 septembre que le candidat du Front pour le salut national du Cameroun (Fsnc), Issa Tchiroma Bakary a été désigné candidat consensuel de l’opposition, au terme des travaux menés par ce regroupement.
L’annonce faite par le groupe de Douala intervient dans un contexte trouble. D’abord parce que le grand meeting annoncé pour cette annonce ce 13 septembre a été interdit par les autorités administratives. La demande d’autorisation de manifestation introduite par Anicet Ekane ayant été jugé “irrégulière” par le sous-préfet de l’arrondissement de Yaoundé 5. Le groupe de Douala entendait organisait cette cérémonie au stade omnisports de Yaoundé.
La désignation du président national du Front pour le salut national du Cameroun, Issa Tchiroma Bakary comme candidat consensuel de l’opposition à l’élection présidentielle du 12 octobre prochain intervient aussi dans un contexte nourrit de dissensions, dissonances et contestations au sein de l’opinion camerounaise. A un mois de l’élection camerounaise, les différentes plateformes mises sur pied n’ont pas abouti aux objectifs énoncés à leur entame.
Désigné candidat consensuel de l’opposition pour l’élection présidentielle, l’ancien ministre Issa Tchiroma Bakary participe parallèlement aux consultations menées par Maurice Kamto, candidat recalé à cette élection qui entend céder son potentiel électoral au candidat consensuel issu des rencontres qu’il a engagé depuis le 11 septembre dernier.
Les dissensions observées autour de la désignation d’un candidat consensuel de l’opposition pour l’élection présidentielle du 12 octobre prochain c’est aussi le refus de certains candidats de s’aligner des anciens membres du gouvernement présumés partagés le bilan du candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Paul Biya.
Outre le débat générationnel qui impacte sur la désignation du candidat consensuel, nombre de candidats voient d’un mauvais oeil le rôle central joué par le candidat recalé du Mouvement pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem), Maurice Kamto qui se positionne en arbitre dans ce processus.
