Par Sandra Embollo
Selon les chiffres, il y a environ 4 millions d’immigrés noirs recensés aux États-Unis, dont 2 millions sont des Africains. Cependant, l’Afrique compte 1,3 milliard d’habitants, dont 21 millions ont immigrés en dehors du continent. Les Africains immigrés aux États-Unis et au Canada ne constituent ainsi qu’à peine 0,15% de la population africaine.
De plus, selon les données des Nations Unies, moins de 5% des migrants africains émigrent vers l’Occident, tandis que plus de 80% migrent vers d’autres pays africains. La première destination des migrants africains est ainsi leurs pays voisins.
Alors, pourquoi penser que le retour forcé de ces migrants africains sans papiers en Occident serait ce qui va développer l’Afrique ? N’est-ce pas une insulte à l’intelligence des 1,3 milliards d’Africains qui vivent en Afrique ?
Il est temps de réfléchir de manière plus empirique et analytique, et de mettre fin à ces raisonnements abécédaires. Les Africains doivent prendre en compte les chiffres et les réalités du terrain pour élaborer des stratégies de développement efficaces.
En fin de compte, le développement de l’Afrique ne dépend pas du retour forcé de quelques migrants africains sans papiers en Occident, mais plutôt de la capacité des Africains à travailler ensemble pour élaborer des solutions innovantes et efficaces pour les défis du continent.
