Par Ross Hill
À quelques heures du lancement de la Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Mexique et le Canada, la politique migratoire américaine fait l’objet de critiques de la part de l’Organisation des Nations unies (ONU). Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a appelé Washington à réexaminer en profondeur l’application de ses mesures migratoires dans le contexte de cette compétition mondiale.
S’exprimant depuis Genève, le responsable onusien a estimé que certaines pratiques actuelles soulèvent des interrogations quant au respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine. Il a notamment plaidé pour une approche permettant de concilier impératifs de sécurité et accueil des visiteurs attendus pour le tournoi.
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs incidents liés à l’obtention de visas ou à l’entrée sur le territoire américain ont été signalés ces dernières semaines. Des supporters étrangers, mais aussi certains acteurs du monde du football, ont rapporté des difficultés administratives ou des refus d’accès, alimentant les inquiétudes à l’approche de la compétition.
De son côté, la Fifa rappelle qu’elle ne dispose d’aucun pouvoir sur les procédures d’immigration appliquées par les pays hôtes. L’instance dirigeante du football mondial souligne que les décisions relatives aux visas et aux contrôles frontaliers relèvent exclusivement des autorités nationales compétentes.
Alors que des millions de supporters sont attendus en Amérique du Nord pour cet événement, les critiques de l’Onu mettent en lumière les défis que pourrait poser la gestion des flux de voyageurs. Elles relancent également le débat sur l’équilibre entre sécurité nationale et ouverture internationale lors des grandes compétitions sportives.
