Par Sandra Embollo
La Turquie a condamné l’accord de défense signé récemment entre la France et la République de Chypre, le qualifiant de « violation du droit international ». Les autorités turques considèrent que ce partenariat militaire ignore les droits et les intérêts de la communauté chypriote turque et remet en cause les équilibres établis sur l’île.
Dans un communiqué, Ankara a affirmé que la France ne fait pas partie des puissances garantes prévues par les accords de 1960 ayant accompagné l’indépendance de Chypre. Selon le gouvernement turc, cet accord risque d’accentuer les tensions déjà présentes dans la région et de compromettre les efforts en faveur d’une solution durable à la question chypriote.
La France et Chypre défendent pour leur part un accord destiné à renforcer leur coopération stratégique et militaire. Le texte prévoit notamment de faciliter l’accueil et le soutien logistique des forces françaises sur l’île dans le cadre d’opérations humanitaires, d’évacuation de ressortissants ou de missions liées à la sécurité régionale.
Cette controverse intervient dans un contexte géopolitique particulièrement sensible en Méditerranée orientale, où les différends liés à la souveraineté, aux ressources énergétiques et aux frontières maritimes alimentent régulièrement les tensions entre la Turquie, Chypre, la Grèce et plusieurs partenaires européens.
