Par Iliassou NCHINGOU
Selon le rapport de la Commission nationale anti-corruption (Conac), la région de l’Ouest n’arrive toujours pas à franchir le cap de 40 % du taux d’exécution de son plan d’action. Pour inverser cette courbe, les responsables des administrations publiques se sont réunis à Bafoussam du 16 au 18 juin 2026 dans le cadre des travaux liés à la Stratégie nationale de lutte contre la corruption.
C’était à la faveur de l’atelier d’évaluation du plan d’action régional de lutte contre la corruption 2025, d’élaboration du plan 2026 et de renforcement des capacités des acteurs régionaux, organisé par l’institution dirigée par le révérend docteur Dieudonné Massi Gams. Les travaux étaient présidés par le gouverneur de la région de l’Ouest, Awa Fonka Augustine, en compagnie du vice-président de la Conac, François Anoukaha. C’était en présence du point focal régional de lutte contre la corruption, Patrick Suh Ndele, de nombreuses autorités et des membres de la société civile.
Dans son discours de lancement, le gouverneur de la région de l’Ouest a déclaré que chaque année, le gouvernement de la République consent d’importants efforts pour offrir de meilleures conditions de vie aux populations. Awa Fonka Augustine a relevé, pour le déplorer, que malheureusement, certains responsables continuent de les priver de ces droits au bien-être par des pratiques de corruption, les condamnant ainsi à la misère et à la pauvreté ambiante. « La corruption n’est pas une fatalité et la région de l’Ouest peut résolument contribuer à son éradication définitive », a-t-il martelé. Le vice-président de la Conac a pour sa part relevé les tares qui, selon lui, sont savamment orchestrées et entretenues, imputables à la corruption avec des conséquences énormes : les délais d’exécution des projets s’allongent, les retards s’accumulent, les avenants se multiplient, les pénalités ne sont pas comptabilisées, etc. « Nous appelons à une synergie d’action administrative basée sur l’intégrité, la créativité, l’innovation, l’amélioration systémique des performances et la recherche accentuée des résultats de développement, gage de progrès social, économique et industriel », a souhaité François Anoukaha, vice-président de la Conac.
Pendant trois jours, les participants venus de toute la région ont assisté à des exposés tels que « La lutte contre la corruption et la dynamique du changement », évalué le plan 2025 à mi-parcours et surtout élaboré le plan d’action 2026. Au sortir de ce séminaire, l’on espère voir la région de l’Ouest réaliser le meilleur taux d’exécution national pour un Cameroun sans corruption.
L’Ouest s’engage à éradiquer cette gangrène.
