Par Joël Onana
Le football africain est en train d’écrire l’une des plus belles pages de son histoire. Sur les dix nations représentant le continent au Mondial 2026, neuf sont parvenues à se qualifier pour la phase à élimination directe, un record absolu pour l’Afrique dans l’histoire de la compétition.
Cette performance exceptionnelle concerne notamment le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la Égypte, la Algérie, le Ghana, la République démocratique du Congo, le Cap-Vert et l’Afrique du Sud.
Cette réussite donne un écho particulier à la décision de la Fifa d’élargir la Coupe du monde à 48 équipes à partir de l’édition 2026. Longtemps critiquée, cette réforme semble avoir permis une meilleure représentation des différentes confédérations et offert davantage d’opportunités aux nations émergentes du football mondial.
De nombreux observateurs estiment que cette expansion contribue à rééquilibrer les rapports de force entre les continents. L’Afrique, qui ne disposait que de cinq représentants dans le format à 32 équipes, bénéficie désormais de neuf places directes et d’une place supplémentaire via les barrages intercontinentaux.
L’exploit africain témoigne également de la progression du football sur le continent, marquée ces dernières années par de meilleurs résultats en compétitions internationales, l’émergence de centres de formation performants et l’expérience acquise par de nombreux joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens.
Depuis la première participation de l’Afrique à la Coupe du monde en 1934 avec l’Égypte, le continent n’a cessé de gagner en compétitivité. Les quarts de finale atteints par le Cameroun en 1990, le Sénégal en 2002 et le Ghana en 2010, puis la demi-finale historique du Maroc en 2022, avaient déjà démontré le potentiel du football africain. La performance collective de 2026 apparaît désormais comme une nouvelle étape vers une présence encore plus affirmée de l’Afrique parmi les grandes puissances du football mondial.
