Par Madani Charaf
Indira Baboke, médecin camerounaise actuellement en formation aux Émirats arabes unis, a été victime d’une agression verbale à Dubaï de la part d’un groupe de ressortissants camerounais.
Selon les informations recueillies à bonne source, ses agresseurs lui reprochaient des accusations diffusées depuis plusieurs mois sur les médias sociaux, selon lesquelles elle détiendrait des permis miniers et participerait au pillage de l’or camerounais.
Les vérifications effectuées indiquent toutefois qu’aucun document officiel émanant du ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique, ni de la Société nationale des mines (SONAMINES), ne confirme ces allégations. Aucune décision administrative ni aucun registre public consulté ne fait apparaître le nom d’Indira Baboke comme bénéficiaire d’un permis minier.
Il convient de rappeler qu’Indira Baboke a soutenu, en juin 2025, une thèse de médecine à l’Hôpital général de Yaoundé portant sur les malformations vasculaires intracrâniennes, avant de poursuivre sa formation aux Émirats arabes unis.
L’incident survenu à Dubaï met en évidence les conséquences concrètes que peuvent engendrer des accusations largement relayées sur les médias sociaux lorsqu’elles ne reposent sur aucun élément vérifiable. Répétées pendant plusieurs mois, ces allégations ont conduit certains individus à les considérer comme avérées, jusqu’à provoquer une agression verbale en pleine voie publique.
Cette affaire souligne que toute dénonciation publique doit s’appuyer sur des preuves solides et des vérifications rigoureuses. Lorsqu’elles sont diffusées sans fondement, les accusations exposent leurs cibles à des atteintes graves à leur réputation, à leur sécurité et à leur vie professionnelle.
À ce stade, aucune autorité judiciaire des Émirats arabes unis ou du Cameroun n’a annoncé l’ouverture de poursuites en lien avec cet incident.
Le nom d’Indira Baboke circule depuis plusieurs mois dans des publications sur les médias sociaux consacrées aux exportations d’or camerounais. Malgré ces nombreuses accusations, aucune autorité compétente n’a publié de document établissant son implication dans l’exploitation minière, la détention de permis miniers ou des activités liées au commerce de l’or.

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