Par Joseph OLINGA N.
A priori, l’article publié par l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique présente le chef de l’État camerounais Paul Biya sous le jour d’un chef de famille lucide et conciliant. Mais, la photo d’illustration suscite une sourde controverse chez les stratèges du sérail camerounais. C’est que la photographie présentant le chef de l’État camerounais Paul Biya assis sur un fauteuil roulant vient remettre en cause la communication gouvernementale rassurante au sujet de la santé d’un Paul Biya bénéficiaire d’un huitième mandat au terme de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. Une stratégie de riposte à un autre article du journal Jeune Afrique tirant la sonnette d’alarme sur l’état santé jugé “critique” du chef de l’État camerounais.
L’article mis en ligne par le magazine basé à Paris oppose d’un côté les adeptes d’une campagne médiatique visant à mobiliser les médias à capitaux publics dans l’optique de rassurer sur le “parfait état de santé du président” comme le souligne une source introduite et, d’autre part, un camp préconisant le mutisme sur cette réalité largement répandue dans les milieux de la diaspora camerounaise en France et dans certains pays africains. L’affaire embarrasse d’autant que les stratèges en communication du palais d’Etoudi ont initié depuis quelques jours une campagne annonçant le retour du chef de l’État camerounais dans la capitale du pays entre le 03 et le 06 juillet courant.
Difficile convergence d’option pour les différents groupes de stratèges alimentée par l’ambiance délétère qui opère dans les sphères proches du chef de l’État au pouvoir au Cameroun depuis 44 ans Toutefois, souligne une source, “faute de consensus sur la stratégie à adopter, il est fort probable que les médias acquis à certaines factions en perspective vont engager des offensives dans l’optique de discréditer l’article du magazine basé à Paris.” Seul souci, consent cette source ” cette communication à l’emporte pièce pourrait aggraver les failles déjà ouverte de la réalité vécu dans les hautes sphères de gouvernance du pays.”
En clair, souligne cette source, le président est instamment attendu pour arbitrer les batailles qui s’intensifient dans le sérail. Dans le même temps, souligne cette source, ” on assiste à une fragmentation latente du réseau sécuritaire.” Une réalité plus perceptible du “faux-vrai remaniement arrivé à la Crtv il y a quelques jours.”
