Par Joseph OLINGA N.
« Vous ne verrez plus cette barbe. » Dixit Souley Onohiolo. Le journaliste et leader d’opinion camerounais qui avait décidé d’observer une grève en conservant ses cheveux et sa barbe a rompu son initiative ce 03 juillet à Yaoundé. Face aux professionnels des médias, les membres de sa famille et des curieux venus nombreux vivre cet événement, Souley Onohiolo a expliqué que « Ma révolte silencieuse et personnelle est une initiative unique et personnelle. Ce n’est pas une idéologie politique. »
Un pied-de-nez que Souley Onohiolo entend adresser à ses contempteurs. Déterminé à garder sa barbe et sa chevelure depuis huit mois, le journaliste, Grand reporter au quotidien Le Messager indique avoir relevé son pari face à ceux qui doutaient encore le l’immobilisme au sommet de l’Etat. Et, surtout face à ce qu’il perçoit une incapacité à gouverner du chef de l’État camerounais Paul Biya. De même que le journaliste réputé critique du régime a affirmé que son objectif, à travers la grève qu’il a initié, n’était pas de défier Paul Biya. » Cette tâche incombe aux politiques et aux politiciens. Je ne suis ni leader politique, ni militant dans une formation politique. »
Le journaliste et leader d’opinion qui ne boude pas sa « victoire » face à l’inertie du système gouvernant et l’attentisme des acteurs du sérail soutient qu’il appartient aux hommes politiques « de s’imposer à la gouvernance du Président Paul Biya; eux qui veulent le bousculer pour prendre sa place à la magistrature suprême. »
Convaincu que sa grève ferait des émules, Souley Onohiolo pense néanmoins que la nomination d’un vice-président et d’un nouveau gouvernement sont inéluctables. Le journaliste et leader d’opinion camerounais, Souley Onohiolo déduit que » Peu importe l’inertie des uns, l’immobilisme et les quolibets des autres. La formation du gouvernement, le vrai se fera absolument. Demain peut-être. Un jour certainement. »
