Par Sandra Embollo
Le procès relatif à la disparition de Pierre Urbain Dangnivo a franchi une nouvelle étape avec les réquisitions du ministère public. Devant la juridiction compétente, le procureur a demandé une peine de 30 ans de réclusion criminelle à l’encontre de Codjo Alofa, présenté comme l’un des principaux accusés dans cette affaire.
Disparu en août 2010, Pierre Urbain Dangnivo, alors cadre du ministère des Finances, n’a jamais cessé d’être au cœur d’un dossier mêlant interrogations, rebondissements judiciaires et controverses. Au fil des années, l’affaire est devenue l’une des plus médiatisées de l’histoire judiciaire béninoise.
Au cours des audiences, Codjo Alofa a une nouvelle fois rejeté les accusations portées contre lui. Il est revenu sur ses précédents aveux, affirmant qu’ils avaient été obtenus sous pression et qu’on lui avait promis des avantages en contrepartie de leur signature. Des déclarations qui alimentent les débats sur les conditions dans lesquelles l’enquête a été menée.
Les réquisitions du parquet ne constituent toutefois pas une décision de justice. Il revient désormais au tribunal de se prononcer sur la culpabilité des accusés et, le cas échéant, sur les peines qui pourraient leur être infligées.
