Par Sandra Embollo
Placé en détention provisoire depuis février 2023, le propriétaire du groupe Anecdote et de Vision 4 est poursuivi avec plusieurs coaccusés, notamment pour complicité de torture. Il continue de contester l’ensemble des accusations portées contre lui.
Cette nouvelle requête en liberté provisoire intervient après plusieurs demandes similaires rejetées par les juridictions compétentes. Le ministère public maintient son opposition à toute remise en liberté, estimant que la gravité des faits reprochés justifie le maintien en détention de l’accusé.
Parallèlement, l’audience devant la Cour d’appel du Centre n’a pas permis d’aborder le fond du dossier. L’affaire a été renvoyée au 20 août 2026 en raison d’une composition jugée irrégulière de la juridiction.
Au cours des débats, l’avocat de la défense, Me Charles Tchoungang, a demandé au président de la juridiction de procéder à la désignation d’un assesseur militaire. Le magistrat a rejeté cette demande, rappelant que cette compétence ne relevait pas de lui.
« Ce n’est pas moi qui nomme l’assesseur militaire. C’est le Président de la République ou alors le ministre de la Défense, Monsieur Beti Assomo », a déclaré le président de la juridiction.
L’affaire Martinez Zogo continue ainsi d’être marquée par de nombreuses questions procédurales, tandis que les différentes juridictions poursuivent l’examen d’un dossier qui demeure l’un des plus sensibles de la justice camerounaise.
