Par Mon’Esse
Au 9 juillet, l’épidémie de choléra avait déjà fait 12 morts, sur 331 cas, dans la région camerounaise de l’Extrême-Nord, selon le dernier bulletin du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha) consulté vendredi par la rédaction.
Cette situation, qui s’inscrit dans le cadre d’une épidémie régionale plus large touchant la République centrafricaine, le Tchad et le Nigeria, est confirmée dans les localités de Mada et Makary, avec une transmission suspectée à Fotokol, Kolofata, Kousseri et Maroua 2.
Les enfants sont touchés de manière disproportionnée, souligne Ocha, avec un âge médian de 9 ans, tandis qu’environ 60% des patients présentent une forme grave de la maladie.
Selon les Nations Unies, les efforts de riposte continuent de se heurter à l’insécurité, aux contraintes d’accès, aux capacités logistiques limitées, aux pénuries de matériel de prise en charge et aux fortes pluies.
De plus, note Ocha, la présence de près d’un million de personnes déplacées dans la région accroît encore les risques de transmission et le gouvernement, soutenu par les partenaires humanitaires, continue de renforcer la coordination, la prise en charge des cas et la riposte à l’épidémie.
En 2025, le Cameroun, selon les statistiques officielles, a enregistré 95 cas suspects de choléra, sans aucun décès signalé alors que, en 2022, cette maladie due à de mauvaises conditions d’hygiène et à l’eau souillée avait provoqué 303 décès sur 15.123 cas notifiés.
La situation s’est aggravée l’année suivante avec 21.298 cas, dont 508 morts, la maladie s’étant alors diffusée dans plusieurs régions. Une analyse des données épidémiologiques, publiées entre 2021 et 2025, montre que l’Extrême-Nord est l’une des régions les plus exposées au choléra dans le pays.
