Par Matthew Pinch
La finale a longtemps été dominée par une sélection espagnole patiente, organisée et largement maîtresse du ballon. Malgré plusieurs occasions, les hommes de Luis de la Fuente n’ont cependant pas réussi à faire la différence pendant les 90 minutes du temps réglementaire.
L’Argentine, championne du monde en titre, a surtout cherché à contenir les offensives espagnoles et à exploiter d’éventuelles transitions. Lionel Messi et ses partenaires ont été étroitement surveillés par la défense de la Roja et n’ont pratiquement jamais réussi à inquiéter sérieusement le gardien espagnol.
Le premier grand tournant de la rencontre est intervenu dans le temps additionnel de la seconde période. Déjà averti, Enzo Fernández a reçu un second carton jaune après une faute sur Pau Cubarsí, laissant l’Argentine à dix juste avant le début de la prolongation.
En supériorité numérique, l’Espagne a accentué sa pression. Un but de Nico Williams a d’abord été refusé, avant que Ferran Torres ne libère finalement la Roja à la 106e minute. Le remplaçant espagnol a conclu une action venue du côté gauche et une remise de Nico Williams pour battre le gardien argentin.
L’Argentine a tenté de réagir dans les dernières minutes, mais la défense espagnole a résisté jusqu’au coup de sifflet final. L’Albiceleste échoue ainsi dans sa tentative de conserver le trophée remporté en 2022.
Avec ce succès, l’Espagne décroche la deuxième Coupe du monde de son histoire, seize ans après le but d’Andrés Iniesta contre les Pays-Bas lors de la finale de 2010. Ferran Torres rejoint ainsi Iniesta dans l’histoire du football espagnol en devenant le buteur décisif d’une finale mondiale remportée pendant la prolongation.
Ce titre couronne également une période exceptionnelle pour le football espagnol, déjà vainqueur de la Ligue des nations en 2023 et du Championnat d’Europe en 2024. La Roja confirme sa domination en ajoutant désormais le Mondial 2026 à cette série de trophées.
