Par Ilyass Chirac Poumie
Tout porte à croire que les poursuites ont été engagées au lendemain du soutien de la vice présidente de la Chambre Internationale du Commerce à Issa Tchiroma Bakary, principal challenger de la présidentielle de 2025, qui continue de revendiquer sa victoire. Pour Rebecca Enonchong, également vice-présidente de la Chambre internationale de commerce (ICC), cette chronologie traduit une volonté de la sanctionner pour ses prises de position politiques.
Elle affirme que les documents de la Src ne prouvent pas l’existence de la créance, relève des incohérences dans les actes de procédure et dénonce les opérations de saisie menées dans son entreprise avant, selon elle, la présentation d’un titre exécutoire.
« Je ne suis plus certaine de pouvoir obtenir justice au Cameroun », a-t-elle déclaré, estimant que cette affaire dépasse le simple cadre d’un contentieux bancaire et soulève la question de l’indépendance de la justice ainsi que de la protection des investisseurs.
La Src rejette toute motivation politique. Elle soutient que le dossier concerne un ancien découvert bancaire contracté auprès de l’Ubc Bank, assure disposer de toutes les preuves de la créance et affirme avoir respecté les procédures prévues par la loi.
Au-delà du litige financier, cette affaire prend désormais une dimension politique et pourrait avoir des répercussions sur l’image du Cameroun auprès des investisseurs internationaux.
