Par Hajer Elina
Cette décision administrative intervient quelques jours seulement après la comparution remarquée de l’officier supérieur devant le Tribunal militaire de Yaoundé dans le procès relatif à l’enlèvement, à la torture et à l’assassinat du journaliste Martinez Zogo.
Les 14 et 15 juillet 2026, le colonel Otoulou est intervenu en qualité de 34e témoin de l’accusation. Au cours de son audition, il a livré un témoignage détaillé sur les premières étapes de l’enquête, mettant en cause plusieurs accusés, dont l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga, l’ancien directeur général de la Recherche extérieure (DGRE), Léopold Maxime Eko Eko, ainsi que le lieutenant-colonel Justin Danwe.
Le témoignage du colonel revêt une importance particulière en raison de son rôle au début de l’affaire. En janvier 2023, alors qu’il commandait la Légion de gendarmerie du Centre, il avait dirigé les premières investigations après la découverte du corps de Martinez Zogo. Les procès-verbaux, constatations et éléments matériels recueillis sous son autorité constituent aujourd’hui une part essentielle du dossier examiné par la justice militaire.
La publication de la liste des officiers appelés à faire valoir leurs droits à la retraite s’inscrit dans la gestion normale des effectifs des forces armées camerounaises. Aucun élément officiel ne permet d’établir un lien entre cette décision administrative et la participation du colonel Otoulou au procès de l’affaire Martinez Zogo.
Le procès de l’affaire Martinez Zogo se poursuit devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Les auditions de témoins, dont celle du colonel Jean-Pierre Otoulou, visent à éclairer les circonstances de l’enlèvement et de l’assassinat du journaliste, survenus en janvier 2023. Les principaux accusés continuent de contester les faits qui leur sont reprochés.

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