Par Joël Onana
Selon le Synafoc, cet accord oblige les fédérations nationales, dont la Fecafoot, à instaurer un dialogue avec les représentants des joueurs sur toutes les questions touchant aux conditions de travail, à la santé, aux contrats et au calendrier des compétitions. Le syndicat affirme ainsi que les décisions ayant un impact direct sur les footballeurs ne pourront plus être prises de manière unilatérale.
Le premier test de cette nouvelle dynamique concerne l’organisation du Tournoi Inter-poules 2026. Le Synadoc conteste la programmation retenue par la Fecafoot, qui prévoit seulement 48 heures de repos entre certaines rencontres. Le syndicat estime que cette disposition est incompatible avec les standards internationaux, qui prévoient un minimum de 72 heures de récupération entre deux matchs, afin de préserver la santé des joueurs.
Dans un courrier adressé le 18 juillet au secrétaire général de la Fecafoot, le Synafoc indique avoir demandé une révision du calendrier dans un délai de cinq jours ouvrables. À défaut d’une réponse jugée satisfaisante, le syndicat affirme qu’il se réserve le droit de saisir directement la Fifa et la FIFPro.
Au-delà de cette question, le nouvel accord international prévoit un renforcement des garanties accordées aux joueurs. Le Synafoc souligne notamment que les sanctions financières imposées par les clubs devront désormais respecter des limites précises, que les droits des joueurs en matière de transfert sont davantage protégés et que la prise en charge médicale, y compris après une blessure, devient une obligation et non plus une simple pratique laissée à l’appréciation des clubs.
Le syndicat assure toutefois que cette évolution ne doit pas être interprétée comme une confrontation avec la Fecafoot. Il appelle au contraire la fédération et le ministère des Sports à engager un dialogue constructif afin d’adapter le football camerounais aux nouvelles exigences internationales et de bâtir un championnat davantage respectueux des droits et de la santé des joueurs.
