Par Zobel A Mbon
Cette rencontre de Douala constitue la deuxième étape du processus. Une première phase avait déjà permis de former 69 responsables des ministères des Travaux Publics et des Transports. Cette fois, l’atelier est consacré aux acteurs du secteur bancaire et assurantiel. Durant deux jours, les participants sont formés à l’ensemble des fonctionnalités de l’outil, de la connexion au dépôt, en passant par la gestion et la validation des cautions. Au-delà de la maîtrise technique, il s’agit surtout de leur permettre de saisir les enjeux de la dématérialisation et de contribuer à la réduction des délais de traitement des dossiers.
La plateforme électronique s’inscrit dans la politique de dématérialisation documentaire portée par le Fonds Routier. Elle offre la possibilité de vérifier en ligne chaque document et garantit dans le même temps son authenticité, son intégrité, sa traçabilité ainsi que son originalité.
La décision de créer cet outil répond à un constat. Dans l’exercice de sa mission qui consiste notamment à assurer le paiement des prestations aux entreprises, le Fonds Routier était confronté aux limites des procédures manuelles. Les délais de réaction des émetteurs entraînaient des retards dans le traitement et le paiement des prestations. À cela s’ajoutait le risque de validation de fausses cautions.
Pour remédier à ces difficultés, le Fonds Routier a opté pour la dématérialisation à travers une plateforme d’identification électronique. Désormais, chaque caution transmise fait l’objet d’une demande de confirmation d’authenticité directement auprès de la banque ou de la compagnie d’assurance émettrice. Après les banques et les assurances, la phase 3 prévue en fin d’année 2026 va intégrer les entreprises du BTP. Elles pourront elles mêmes déposer leurs cautions et suivre leurs paiement sans recourir à un intermédiaire.
Cette réforme s’inscrit pleinement dans les orientations de la Stratégie Nationale de Développement SND30, qui place la modernisation de l’administration et la digitalisation des procédures au cœur de la transformation économique du pays. L’Etat du Cameroun veut digitaliser 50% des procédures administratives d’ici 2030 er le fonds Routiers est l’un des établissements publics pionniers de cette nouvelle démarche.
