Par Hajer Elina
Selon ces publications, cette situation s’inscrirait dans une lutte d’influence entre plusieurs cercles du pouvoir autour du contrôle de l’appareil militaire, sur fond d’incertitudes liées à la longue absence du président Paul Biya, en séjour en Suisse depuis plusieurs semaines. Les mêmes sources évoquent l’existence de plusieurs « clans » rivaux au sein de la présidence, sans apporter de preuves permettant d’étayer ces affirmations.
Les noms de plusieurs hautes personnalités civiles et militaires sont cités dans ces publications, notamment ceux de Franck Biya, Mvondo Ayolo, Joseph Beti Assomo, le général Amougou, l’amiral Fouda, Chantal Biya, Oswald Baboke, Cléophas Medou, le colonel Evina Ndo et Ferdinand Ngoh Ngoh. Les auteurs de ces allégations soutiennent que ces groupes chercheraient à renforcer leur influence sur les forces armées dans la perspective d’une éventuelle transition politique.
Toutefois, aucun élément vérifiable ne permet à ce stade de confirmer l’existence de ces rivalités ni le refus présumé du général Tchemo d’appliquer le décret présidentiel. Les autorités camerounaises n’ont pas réagi à ces informations, et l’état-major des armées n’a publié aucun communiqué faisant état d’une contestation des récentes décisions présidentielles.
Dans un contexte marqué par les interrogations sur l’absence prolongée du chef de l’État et les débats autour de la succession au sommet de l’État, ces informations alimentent les spéculations politiques. En l’absence de confirmation indépendante ou de communication officielle, elles doivent être considérées avec prudence.
