Par Ilyass Chirac Poumie
Selon Cabral Libii, cette absence de disposition juridique crée un « vide juridique » qui, d’une part, confère une base légale à une absence potentiellement illimitée du président de la République et, d’autre part, ne contraint pas le gouvernement à fournir des explications sur la durée ou les motifs de ce séjour.
Le leader du Pcrn souligne que cette situation ne peut être corrigée que par une réforme législative ou constitutionnelle, laquelle dépend de la composition de l’Assemblée nationale. « Ceux des citoyens qui souhaitent que ce vide juridique soit comblé doivent savoir que cela n’est possible que s’il y a une autre majorité à l’Assemblée nationale », affirme-t-il.
S’appuyant sur ce constat, Cabral Libii a lancé un appel à la mobilisation électorale. Il invite les Camerounais à s’inscrire massivement sur les listes électorales avant la clôture des inscriptions, fixée au 31 août 2026, puis à participer aux prochaines élections locales. Il encourage également les citoyens à s’engager comme représentants bénévoles des candidats favorables à une réforme des institutions dans les bureaux de vote.
Cette prise de position intervient alors que l’absence prolongée de Paul Biya continue d’alimenter le débat politique. Plusieurs responsables de l’opposition et de la société civile réclament davantage de transparence sur la situation du chef de l’État et sur les mécanismes institutionnels encadrant la continuité du pouvoir, tandis que les autorités maintiennent qu’il poursuit normalement l’exercice de ses fonctions.
