Par Olivia Lemot
À ce stade, aucune source officielle n’a confirmé ces informations. Ni la présidence de la République, ni le gouvernement camerounais n’ont communiqué sur la présence de Franck Biya en Suisse ou sur une éventuelle dégradation de l’état de santé du président. Aucun élément indépendant ne permet non plus d’établir ces affirmations.
Paul Biya a quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour ce qui avait été officiellement présenté comme un « bref séjour privé en Europe ». Plus de 53 jours après son départ, il n’a toujours pas regagné le Cameroun, une absence exceptionnelle qui alimente les interrogations sur la continuité de l’État et les débats sur sa capacité à exercer pleinement ses fonctions.
Sur le plan juridique, la Constitution camerounaise ne fixe aucune durée maximale pour un séjour du président de la République à l’étranger. En conséquence, aucun texte n’impose au gouvernement de communiquer sur les raisons ou la durée de cette absence. En revanche, la Constitution prévoit qu’en cas de vacance de la présidence (décès, démission ou empêchement définitif constaté), celle-ci est déclarée par le Conseil constitutionnel, ouvrant la voie à un intérim conformément aux dispositions constitutionnelles. Plusieurs responsables politiques estiment toutefois que le droit camerounais laisse subsister un vide concernant les absences prolongées du chef de l’État hors du territoire national.
