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Argentine | Javier Milei interdit l’entrée aux étrangers accusés de diffuser des messages de haine contre le pays

Le président argentin Javier Milei a signé un décret d'urgence renforçant les pouvoirs des autorités migratoires afin d'interdire l'entrée sur le territoire, voire d'expulser, les ressortissants étrangers accusés de propager des messages de haine, de discrimination ou d'incitation à la violence contre l'Argentine, les Argentins ou les symboles nationaux.

by world top news
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Par Matheo Enrique

La mesure est présentée par le gouvernement comme une réponse directe à la vague de tensions apparue après la Coupe du monde de football 2026 et à ce qu’il décrit comme une campagne internationale hostile contre le pays.

Dans un communiqué officiel, la présidence a affirmé que « quiconque attaque la République argentine n’est pas le bienvenu dans notre pays », insistant sur le fait que « la défense de la nation, de ses citoyens et de ses symboles n’est pas négociable ». Le décret modifie la législation sur l’immigration afin d’autoriser les autorités à refuser un visa ou à expulser un étranger ayant diffusé ou encouragé des discours de haine visant les Argentins en raison de leur nationalité.

Cette décision intervient après les vives polémiques qui ont suivi la finale de la Coupe du monde, remportée par l’Espagne face à l’Argentine. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages hostiles envers la sélection argentine, certains appelant même à son exclusion des compétitions internationales. Javier Milei a dénoncé une « campagne anti-argentine » alimentée, selon lui, par des acteurs étrangers et amplifiée sur les plateformes numériques.

Le gouvernement précise toutefois que les critiques d’ordre politique, académique ou idéologique demeurent protégées par la liberté d’expression. En revanche, les propos considérés comme des appels à la haine ou à la discrimination pourront désormais justifier un refus d’entrée ou une mesure d’expulsion.

Le décret, qui est entré en vigueur immédiatement en tant que décret de nécessité et d’urgence, devra néanmoins être examiné par le Congrès argentin, lequel pourra le confirmer ou le rejeter. Plusieurs juristes et organisations de défense des droits humains ont déjà exprimé leurs inquiétudes, estimant que la notion de « message de haine » reste suffisamment floue pour ouvrir la voie à des interprétations arbitraires et à d’éventuelles atteintes à la liberté d’expression.

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