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Yaoundé – Des proches de l’activiste camerounais Jacques Bertrand Mang affirment que ce dernier a été transféré dans la nuit de la prison centrale de New-Bell, à Douala, vers la prison de Ngoma, après avoir subi des actes de torture. Ils dénoncent une nouvelle escalade dans son traitement en détention et interpellent les autorités sur son état de santé.
Par Sandra Embollo
Selon les informations relayées sur les médias sociaux par des soutiens de Jacques Bertrand Mang, l’activiste, qui avait auparavant été interné dans un établissement psychiatrique avant son incarcération à la prison centrale de New-Bell, a été extrait de sa cellule au cours de la nuit puis conduit à la prison de Ngoma.
Ses proches affirment qu’il aurait été victime de mauvais traitements avant ce transfert. Ils soutiennent également que Jacques Bertrand Mang aurait refusé plusieurs propositions qui lui auraient été faites par les autorités, sans en préciser la nature.
Dans leurs publications, ils qualifient la prison de Ngoma d’établissement particulièrement sévère et expriment leurs craintes pour l’intégrité physique de l’activiste, estimant qu’il pourrait subir le même sort que d’autres opposants ayant connu de longues périodes de détention.
Les autorités pénitentiaires n’ont pas communiqué sur les circonstances de ce transfert ni répondu publiquement aux accusations de torture formulées par les proches de Jacques Bertrand Mang.
Figure critique du pouvoir sur les médias sociaux, Jacques Bertrand Mang fait l’objet de poursuites judiciaires dont les circonstances continuent de susciter de vives réactions parmi ses soutiens et plusieurs organisations de défense des droits humains. Son dossier est régulièrement cité par ces organisations comme un sujet de préoccupation concernant les conditions de détention et le respect des libertés fondamentales au Cameroun.
