Par Olivia Lemot
La candidature de Gianni Infantino à un nouveau mandat à la présidence de la Fifa a subi un sérieux revers lundi 3 août, avec le retrait du soutien de quatre fédérations européennes majeures : l’Angleterre, le Pays de Galles, la Suède et la Serbie.
La Fédération anglaise de football (FA) a appelé à un examen approfondi de la gouvernance de la Fifa, estimant que l’instance doit être dirigée de manière plus transparente et dans l’intérêt de l’ensemble de ses 211 associations membres.
Cette prise de position intervient quelques jours après l’abandon du projet porté par Gianni Infantino de céder 21 % des activités commerciales et événementielles de la Fifa à des investisseurs privés. Ce plan avait suscité une vive opposition au sein de plusieurs confédérations et fédérations nationales, qui y voyaient une remise en cause du modèle de gouvernance du football mondial.
La Fédération serbe a expliqué avoir retiré le soutien qu’elle avait accordé en mai dernier, estimant que les récents événements avaient gravement porté atteinte à la réputation de la Fifa et de son président. Les fédérations galloise et suédoise ont adopté la même position.
Président de la Fifa depuis février 2016, Gianni Infantino briguait jusqu’ici un quatrième mandat sans adversaire déclaré. Les candidats souhaitant se présenter à l’élection prévue en mars 2027, au Maroc, ont jusqu’au 18 novembre pour déposer leur dossier.
Selon plusieurs médias européens, le président de la Concacaf et vice-président de la Fifa, Victor Montagliani, étudie désormais la possibilité de se lancer dans la course, ce qui pourrait transformer une élection jusque-là annoncée comme une formalité en véritable scrutin disputé.
Cette vague de désaveux intervient dans un contexte de contestation grandissante de la gouvernance de Gianni Infantino. Ces derniers jours, le président de la Fifa a renoncé à son projet de partenariat avec des investisseurs privés face à l’opposition de nombreuses fédérations et confédérations. Bien qu’il conserve encore le soutien d’une large partie des associations membres de la Fifa, ces retraits marquent la plus importante fronde publique contre son leadership depuis son arrivée à la tête de l’organisation en 2016.
