Par Ross Hill
Selon une enquête du Wall Street Journal, plusieurs compagnies aériennes ont exprimé leur mécontentement face à l’intensification des opérations de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), dont les agents utilisent les listes de passagers pour interpeller des voyageurs soupçonnés d’être en situation irrégulière, notamment en raison de visas expirés.
Le quotidien américain rapporte qu’un incident est survenu le 25 juillet à Dallas, lorsqu’un agent de l’Ice a tenté d’embarquer à bord d’un vol de Southwest Airlines afin de procéder à une arrestation. La compagnie aurait refusé l’accès à l’appareil, invoquant les protocoles de sécurité et les règles qui encadrent les interventions à bord des avions.
Les transporteurs aériens craignent que ces opérations, lorsqu’elles sont menées au moment de l’embarquement ou à proximité immédiate des appareils, ne créent des risques pour la sécurité, retardent les vols et placent les équipages dans des situations délicates face aux passagers.
Cette affaire intervient alors que l’administration Trump poursuit un durcissement de sa politique migratoire, avec une présence accrue des agents fédéraux dans les aéroports et un recours plus fréquent aux données des compagnies aériennes pour localiser des personnes recherchées par les services de l’immigration.
Depuis plusieurs mois, l’Ice renforce ses opérations de contrôle dans les aéroports américains, ciblant notamment les personnes dont les visas ont expiré ou faisant l’objet de procédures d’expulsion. Ces pratiques suscitent des critiques de défenseurs des droits civiques et, désormais, de plusieurs compagnies aériennes qui réclament un meilleur encadrement des interventions des agents fédéraux.
