Par Hajer Elina
Dans un communiqué, le Corec présente cette pétition comme une démarche collective en faveur d’une amélioration durable des conditions de l’école et de ses personnels. Le collectif rassemble une importante coalition d’organisations syndicales, parmi lesquelles le Snaes, le Seca, le Synaeepcam, l’Oneeps, Ots, le Snaef, le Snuipen, le Snicomp, le Synipac, le Snieb, le Peattu, le Syntespric, le Cattu, l’Ode, le Synetraf, le Battuc, le Tac et le Sydtepnys.
À travers cette pétition, les organisations entendent porter le débat sur l’éducation au-delà des revendications ponctuelles et mobiliser plus largement autour des difficultés rencontrées par les enseignants et, plus globalement, par le système éducatif camerounais. L’initiative intervient dans un contexte marqué depuis plusieurs années par des mouvements de revendication dans le secteur, portant notamment sur le traitement administratif et financier des enseignants, leur intégration, les rappels de salaires, les affectations et les conditions générales de travail.
Le lancement de cette pétition nationale marque une nouvelle forme de pression, les organisations membres du Corec cherchant à obtenir l’adhésion d’un public plus large et à transformer les difficultés des établissements scolaires en une préoccupation dépassant le seul corps enseignant. La démarche devrait également trouver un relais important sur les réseaux sociaux, devenus ces dernières années un espace central de mobilisation et de diffusion des revendications enseignantes.
Le secteur éducatif camerounais a connu plusieurs épisodes de mobilisation ces dernières années, notamment autour du mouvement « On a trop supporté » (Ots), qui a contribué à remettre au premier plan les lenteurs administratives et financières touchant une partie des enseignants. Avec cette pétition nationale, le Corec cherche désormais à fédérer plusieurs organisations autour d’une démarche commune et à élargir la mobilisation à l’opinion publique.
