Par Serge Aimé BIKOI
Il s’agit de trois salles d’audience équipées assorties de 22 bureaux pour le personnel du Tribunal de grande instance du Mfoundi.
C’est une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la politique infrastructurelle du ministère de la Justice (Minjustice). L’objectif est de lutter contre les lenteurs judiciaires, ainsi que l’indique. Jean Fils Clebert Ntamack, le Procureur général près la cour d’appel du Centre. “Ces bâtiments permettent aux agents de travailler dans des conditions décentes pour leur permettre d’avoir un rendement efficace, combattre les lenteurs judiciaires, d’accélérer le traitement des dossiers et d’améliorer même la qualité de l’accueil des justiciables au palais de justice”.
Plus de salles d’audience, c’est donc plus de dossiers à traiter dans les meilleures conditions possibles pour que la justice soit à l’image du pays afin qu’elle soit rendue de manière efficace ! C’est le credo défendu par le procureur général près la cour d’appel du Centre. La construction de ces trois salles d’audience du Tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi aidera à accroître, de manière significative, le rendement de cette juridiction la plus importante relevant du ressort de la cour d’appel. En retour, J.F.C. Ntamack exige du personnel l’optimisation des performances requises par le patron de la Justice.
La construction de ce complexe des services judiciaires a couté 20 milliards de fcfa. C’est, en effet, en 2014 que les travaux de construction de ces bâtiments “B” et “C” du ministère de la Justice avaient été lancés. Douze ans après, le directeur des Infrastructures au ministère de la Justice revient sur l’histoire du projet. Franklin Ndjansith indique la configuration du projet et le service après-vente. “Ce pan de trois salles d’audience et 22 bureaux va nécessiter forcément l’entretien puisqu’à l’état actuel, c’est comme l’entreprise a livré et les services du maître d’ouvrage du ministère de la Justice devront prendre la relève. C’est pour cela que nous y avons déjà pensé depuis 2023 sur comment devrions-nous nous en prendre quant à l’entretien de ce joyau. Présentement dans l’occupation, pour ce qui est de l’entretien courant, c’est reparti en deux phases :1. Les surfaces moyennes qui sont confiées aux agents d’entretien du ministère 2. Les surfaces plus denses qui nécessitent d’entretiens plus sophistiqués par des professionnels, un service; un prestataire a été, d’ailleurs, sollicité pour ces espaces”.
En rappel, la modernisation des infrastructures du ministère de la Justice a pris un coup d’accélérateur depuis 2011. En effet, dès son arrivée, le ministre d’État, ministre de la Justice, garde des sceaux, Laurent Esso, a lancé une opération de construction, d’extension, de réhabilitation et d’équipement des juridictions dans chaque ressort de la cour d’appel du Centre. À cette période précise, quatre sources de financement s’offraient au patron de la justice, en l’occurrence deux sources de type Finex(Financement extérieur) et deux sources de type Rio(Ressources internes ordinaires). De manière générale, l’objectif consiste à arrimer la carte judiciaire à la carte administrative. De manière spécifique, un accent sera porté, indique le chef de département ministériel, sur la mise en place des salles d’audience dans toutes les juridictions.
