Par Ashton Glen
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain affirme que la justice a reconnu son autorité pour mettre fin à ce régime préférentiel, qu’il décrit comme l’une des principales « failles » de la politique commerciale américaine.
L’exemption « de minimis » permettait notamment à des marchandises d’une valeur allant jusqu’à 800 dollars d’entrer aux États-Unis sans acquitter les droits normalement applicables. Selon Donald Trump, ce mécanisme avait été massivement exploité par des expéditeurs étrangers pour contourner les droits de douane, mais également par des réseaux impliqués dans l’acheminement de fentanyl et de produits contrefaits.
Le président affirme que ce dispositif aurait représenté en 2024 environ 10,8 milliards de dollars de recettes douanières non perçues. Après la suppression de l’exemption, des importateurs avaient engagé une procédure devant la Cour américaine du commerce international pour contester la légalité de la décision présidentielle.
« Aujourd’hui, ils ont perdu », s’est félicité Donald Trump, affirmant que la juridiction a reconnu au président le pouvoir légal de supprimer ce « privilège ».
Donald Trump estime que cette décision permettra de mieux protéger les travailleurs américains, de renforcer les contrôles sur les marchandises entrant sur le territoire et d’accroître les recettes douanières. Il inscrit cette victoire judiciaire dans sa politique « America First », fondée sur une utilisation accrue des droits de douane pour protéger l’économie américaine.
Le régime « de minimis » est depuis plusieurs années au centre d’un important débat aux États-Unis. L’explosion du commerce électronique et des envois directs depuis l’étranger avait entraîné une forte augmentation du nombre de petits colis bénéficiant de cette exemption.
L’administration Trump a fait de sa suppression un élément de sa politique commerciale et de sa lutte contre l’entrée de fentanyl, de contrefaçons et d’autres marchandises illicites. La question a également suscité de nombreux débats sur les médias sociaux, notamment en raison de ses conséquences sur les achats à bas prix effectués directement auprès de plateformes étrangères.
