Par Ross Hill
Selon la représentante démocrate Joyce Beatty, membre de droit du conseil, la façade devrait désormais porter la mention : « The John F. Kennedy Center for the Performing Arts Restored and Renovated By President Donald J. Trump ». Le site physique doit également être rebaptisé « President Donald J. Trump Plaza ». Une deuxième source proche du dossier a confirmé le vote à Reuters.
La décision intervient alors que la justice fédérale avait déjà interdit l’ajout du nom de Donald Trump à celui du Kennedy Center. En mai, le juge fédéral Christopher Cooper avait estimé que l’institution, baptisée en hommage au président John F. Kennedy par une loi du Congrès, ne pouvait officiellement porter le nom d’une autre personnalité sans une nouvelle intervention du Congrès.
À la suite de cette décision, les lettres formant le nom de Donald Trump avaient été retirées de la façade en juin. Une cour fédérale d’appel avait également refusé, en juillet, d’autoriser leur maintien pendant la poursuite de la procédure judiciaire.
Le nouveau vote pourrait donc ouvrir une nouvelle bataille devant les tribunaux. Le conseil, aujourd’hui largement composé de personnalités proches de Donald Trump, a également voté en faveur d’une fermeture du Kennedy Center pendant deux ans pour permettre d’importants travaux de rénovation.
Le Kennedy Center est au cœur d’une bataille politique et judiciaire depuis que Donald Trump a profondément remanié sa direction et pris la présidence de son conseil d’administration. En décembre 2025, le conseil avait décidé d’ajouter son nom à celui de John F. Kennedy, déclenchant une procédure judiciaire engagée notamment par Joyce Beatty.
Le tribunal avait finalement déclaré cette décision « nulle » et sans effet juridique, considérant que seul le Congrès pouvait modifier le nom officiel de l’institution.
Cette nouvelle offensive autour du nom de Donald Trump devrait relancer la controverse politique à Washington et sur les médias sociaux, où la transformation du Kennedy Center est devenue l’un des symboles de l’affrontement autour des changements imposés par l’administration Trump aux grandes institutions culturelles fédérales.
