Par Olivia Lemot
Selon plusieurs médias européens, les dirigeants de l’Uefa préparent désormais l’étape suivante dans leur bras de fer avec Gianni Infantino : un vote de défiance destiné à provoquer son départ de la présidence de la FIFA. Les 55 fédérations membres de l’instance européenne seraient susceptibles de soutenir cette démarche.
Le président de l’Uefa, Aleksander Čeferin, serait prêt à prendre la tête de cette offensive si Gianni Infantino refuse de démissionner ou de renoncer à briguer un nouveau mandat lors de l’élection prévue en mars 2027. Des discussions entre hauts responsables du football européen se sont encore tenues cette semaine en marge de la Supercoupe de l’Uefa.
La crise a éclaté après le projet controversé de la Fifa visant à ouvrir à des investisseurs privés une partie des droits commerciaux liés notamment aux futures Coupes du monde. Le projet, qui devait permettre de lever environ 4,2 milliards de dollars, a finalement été abandonné face à l’opposition de plusieurs confédérations. L’Uefa estime toutefois que ce retrait ne suffit pas à rétablir sa confiance dans la gouvernance d’Infantino.
Le patron de la Fifa conserve néanmoins d’importants soutiens. Ce jeudi 13 août, six fédérations arabes, dont celles du Maroc, du Qatar et de l’Égypte, lui ont publiquement apporté leur appui. La Confédération africaine de football soutient également le dirigeant suisse, même si ce soutien ne garantit pas que les 54 fédérations africaines voteront toutes pour lui lors de la prochaine élection.
Gianni Infantino dirige la Fifa depuis 2016. La crise actuelle constitue l’un des plus sérieux défis à son autorité depuis son arrivée à la tête de l’instance mondiale. L’Uefa a déjà déclaré avoir perdu confiance en lui, tandis que la présidente de la Fédération norvégienne, Lise Klaveness, a publiquement réclamé sa démission.
