Par Zobel A.Mbon
Selon Valentin bossambo Epoupa, les stages de vacances ne doivent pas seulement être une simple formalité administrative mais un moment de formation et de transmission de valeurs civiques aux jeunes comme cela se faisait autrefois.
Au sujet de l’employabilité, le Maire a présenté aux jeunes étudiants, deux logiques qui s’opposent. Ceux qui vont à l’école pour chercher un emploi et Ceux qui y vont pour en créer. Il a démontré qu’au Cameroun la première logique reste dominante, celle qui consiste à finir ses études et à attendre un poste. Or, explique-t-il, ce modèle ne correspond plus à la réalité. Il fonctionnait à l’époque où l’économie créait massivement des emplois et où les étudiants étaient recrutés avant même l’obtention de leur diplôme. Aujourd’hui, avec une population jeune importante et une économie qui crée peu d’emplois, il faut changer de paradigme.Le maire de Douala 3e prend l’exemple du Japon, un pays sans richesses du sous-sol mais qui est un grand créateur d’emplois, pour montrer que tout est une question de mentalité. Il cite aussi en exemple le cas d’un jeune camerounais parti au Nigeria avec pour seul savoir-faire la réparation de téléphones et qui y a créé une entreprise qui emploie plusieurs personnes .
Cette rencontre avec les jeunes a aussi été l’occasion de dresser le bilan du stage de vacances débuté le 14 Août 2026.Cette année, la mairie est passée de 700 à 1000 stagiaires. Au-delà de l’occupation des jeunes pendant les vacances, la mairie a voulu donner un sens pratique à leur stage. Affectés au service de l’assainissement, les stagiaires ont mené des enquêtes de terrain sur les infrastructures sociales de leurs quartiers, comme les forages et la gestion des déchets. Des informations jugées précieuses et qui seront exploitées par la commune.
Valentin Bossambo Epoupa a également lié ce stage à sa politique d’économie circulaire. Il a rappelé que Douala 3e vient de remporter un prix d’excellence grâce à son projet de valorisation des déchets plastiques. Né après les grandes inondations de février il y a cinq ans, ce projet consiste à collecter, nettoyer et transformer les bouteilles plastiques, autrefois cause d’inondations, en source de revenus. Son ambition est de faire du plastique un véritable bien économique à Douala 3e.
concernant les stagiaires du secondaire, le maire estime qu’ils doivent avant tout se concentrer sur leurs études. L’accent est mis sur les étudiants, plus proches du marché de l’emploi et mieux armés pour porter cette nouvelle mentalité d’entrepreneurs.
