Par Joël Onana
Dans un message de condoléances publié à Yaoundé, l’opposant affirme avoir appris « avec une grande tristesse » la disparition de plus de 100 personnes sur ce qu’il décrit comme un site d’exploitation anarchique de mines d’or. Il précise que, selon les informations à sa disposition, le bilan serait encore en cours d’établissement.
Maurice Kamto présente, en son nom et au nom des militants du MRC, ses condoléances aux familles des victimes. Il adresse également ses encouragements aux équipes mobilisées sur le terrain pour retrouver d’éventuels survivants et récupérer les corps.
Au-delà du drame humain, l’ancien candidat à la présidentielle met directement en cause les conditions d’exploitation de l’or au Cameroun. Il dénonce « l’inhumanité de ceux qui s’enrichissent de l’exploitation illégale des minerais » et accuse certains responsables politiques et administratifs ainsi que des élites locales de fermer les yeux sur les conditions extrêmement dangereuses dans lesquelles travaillent les populations poussées vers ces sites par la pauvreté.
Pour Maurice Kamto, cette situation rend ces responsables complices de ce qu’il qualifie de « mafias de l’or », dont les ramifications seraient à la fois nationales et internationales.
Le président du Mrc appelle l’État à reprendre le contrôle du secteur minier afin que l’exploitation des ressources profite davantage au Trésor public et aux populations locales. Il demande également à la justice d’accélérer les procédures liées au « scandale de l’or », estimant que les pratiques actuelles contribuent à ternir l’image du Cameroun.
L’exploitation artisanale et semi-mécanisée de l’or est particulièrement développée dans l’Est du Cameroun, région riche en ressources minières. Les sites clandestins ou insuffisamment sécurisés exposent régulièrement les travailleurs à des effondrements de terrain, notamment pendant la saison des pluies.
Le drame de Zamboi relance ainsi la question du contrôle des exploitations minières, de la sécurité des travailleurs et des circuits de commercialisation de l’or camerounais. Le bilan de plus de 100 morts avancé par Maurice Kamto reste toutefois à confirmer par les autorités compétentes.
