Par Hugo Fouquet
Le dirigeant d’extrême droite a tenu ces propos lors d’un échange avec Rom Braslavski, ancien otage israélien détenu dans la bande de Gaza. Il a plaidé pour que des « éliminations ciblées » soient menées chaque nuit dans l’enclave palestinienne.
« Je pense que des éliminations ciblées devraient être menées chaque nuit à Gaza. Tuer 30 ou 40 d’entre eux », a déclaré Itamar Ben-Gvir, estimant que les opérations ne devraient pas se limiter aux personnes représentant une menace immédiate. Il a également affirmé que certaines personnes à Gaza « ne devraient pas vivre ».
Le ministre, qui dirige la police et l’administration pénitentiaire israéliennes, ne dispose toutefois d’aucune autorité directe sur l’armée. Il siège en revanche au cabinet de sécurité, qui participe à la définition de la politique sécuritaire et militaire du gouvernement de Benjamin Netanyahu.
Au cours du même entretien, Itamar Ben-Gvir s’est également prononcé en faveur du départ permanent des Palestiniens de Gaza et du rétablissement de colonies israéliennes dans l’enclave, affirmant considérer « toute la bande de Gaza » comme appartenant à Israël.
Les déclarations de Ben-Gvir ont provoqué de nouvelles réactions en Europe. Ce mercredi 19 août, le ministre français des affaires étrangères Jean-Noël Barrot les a qualifiées d’« insupportables et inhumaines ». En Allemagne, plusieurs responsables politiques ont également condamné ces propos, tandis que des appels à de nouvelles sanctions européennes contre le ministre israélien se multiplient.
