Par Jean Charles Biyo’o Ella
Il s’agit au total de 107 corps qui ont été repêchés des décombres, selon le maire de la commune de Garoua-Boulaï, Adamou Abdon. Les recherches se sont poursuivies jusque tard dans la nuit et le bilan pourrait encore s’alourdir, précise-t-il.
Selon l’autorité municipale, l’éboulement s’est produit sur le versant du site situé du côté centrafricain, même si les deux rives, séparées par le fleuve Kadey, sont fréquentées par des orpailleurs des deux pays, sans distinction.
En effet, d’après le maire, de fortes pluies qui se sont abattues dans la localité ont fragilisé les sols, jusqu’à provoquer l’effondrement des galeries et des amas de terre retournés par des bulldozers, où travaillaient de nombreux orpailleurs.
Pourtant, le danger était connu. Depuis plusieurs semaines, des alertes étaient lancées sur les réseaux sociaux face à la ruée des artisans vers ce site aurifère. Des hommes venus tenter leur chance dans des exploitations où les conditions de sécurité restent extrêmement précaires. Et ce n’est pas faute d’avoir alerté ou frappé.
Il y a à peine trois mois, le ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt) était descendu dans plusieurs sites aurifères de la région. Une opération coup de poing qui avait conduit à la fermeture et au démantèlement de plus de 200 sites clandestins. Mais une fois les autorités reparties, les orpailleurs ont repris leurs activités.
Dans la région de l’Est Cameroun, les éboulements meurtriers sur les sites aurifères ne sont pas nouveaux. Mais celui du village Zomboi, avec déjà plus d’une centaine de morts, reste le plus meurtrier.
