Par Ross Hill
«Les sanctions et les pressions ne contribuent pas à résoudre les problèmes. Elles ne font qu’aggraver les tensions et provoquer une escalade », a déclaré lundi 24 août le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian.
Pékin appelle les différentes parties à faire preuve de retenue et à éviter toute mesure susceptible d’accentuer les tensions, de perturber l’économie mondiale ou de menacer la stabilité financière. La Chine, important partenaire commercial de l’Iran, assure qu’elle suivra attentivement l’évolution de la situation et protégera ses « droits et intérêts légitimes ». Ministère chinois des Affaires étrangères
La réaction chinoise intervient après le lancement, le 24 août, de l’« opération Economic Outcast », une campagne américaine destinée à couper les principales sources de revenus de Téhéran. Le département américain du Trésor affirme vouloir isoler financièrement le régime iranien et sanctionner les entreprises, banques et États qui continueraient de faciliter ses activités économiques.
Washington a placé sous sanctions près de 60 personnes, entreprises et navires liés aux réseaux pétroliers, nucléaires, balistiques et informatiques iraniens. Les nouvelles mesures élargissent également les risques de sanctions secondaires aux secteurs des actifs numériques, des technologies, de l’or, de l’aviation et du transport maritime. Département américain du Trésor
Les autorités américaines ont donné aux pays concernés un délai pour mettre fin aux activités commerciales identifiées avec l’Iran. Les entités qui refuseraient de s’y conformer risquent notamment d’être exclues du système financier américain.
Cette nouvelle offensive économique risque d’accentuer les tensions entre Washington et Pékin. Plusieurs entreprises et ressortissants chinois ou hongkongais figurent parmi les cibles américaines, accusés d’avoir participé à l’achat de pétrole iranien ou à l’acquisition de technologies sensibles pour le compte de Téhéran.
