Par Christopher Dumfries
Commencée le 25 août, cette cérémonie de huit jours doit culminer lundi 31 août avec une grande danse collective devant la famille royale, des dignitaires et de nombreux visiteurs. Les participantes, traditionnellement célibataires et sans enfant, proviennent des différentes chefferies du royaume.
Durant les premiers jours, elles sont enregistrées puis réparties en groupes avant de couper de longs roseaux. Ceux-ci sont ensuite transportés jusqu’à Ludzidzini et offerts à la reine mère, l’Indlovukazi, pour contribuer symboliquement à l’entretien de sa résidence.
Pour les autorités et les gardiens de la tradition, l’Umhlanga célèbre la chasteté, le respect de soi, la solidarité féminine et la transmission des valeurs culturelles swaties. Présenter toutes les participantes comme ayant subi un contrôle de virginité serait toutefois inexact : la cérémonie repose principalement sur leur statut traditionnel de jeunes femmes célibataires et sans enfant.
L’événement est aussi associé à la vie matrimoniale du monarque. Le roi peut y remarquer une future épouse, comme cela s’est déjà produit, mais le choix d’une nouvelle fiancée ne constitue ni une obligation ni la fonction officielle centrale de la cérémonie.
Mswati III, au pouvoir depuis 1986, dirige l’Eswatini, dernière monarchie absolue d’Afrique. Sa participation à l’Umhlanga et la possibilité d’y choisir de très jeunes épouses nourrissent régulièrement des critiques d’organisations de défense des droits humains. Les autorités présentent cependant cette célébration comme l’un des principaux symboles de l’identité et de l’unité nationales.
