Par Ilyass Chirac Poumie
Dans une longue correspondance datée du 2 septembre 2026, adressée au président Paul Biya et à plusieurs dirigeants et institutions internationales, Alain Fogué affirme que la stigmatisation des Bamilékés et de Maurice Kamto a atteint un niveau susceptible, selon lui, de menacer directement la paix et la cohésion nationale.
L’ancien trésorier national du Mrc accuse certains cercles du pouvoir d’instrumentaliser les origines bamiléké de Maurice Kamto et estime que les discours de haine, les frustrations politiques et les luttes autour de la succession au sommet de l’État constituent désormais un cocktail dangereux.
« Tous les ingrédients du génocide sont donc déjà là », écrit Alain Fogué, qui établit un parallèle avec le Rwanda avant le génocide des Tutsis de 1994 et appelle la communauté internationale à agir de manière préventive.
Le responsable politique emprisonné s’attaque également à la création d’un poste de vice-président nommé, qu’il considère comme un mécanisme destiné à organiser une succession au sommet de l’État sans passer par les urnes. Il réclame le respect des dispositions constitutionnelles relatives à la vacance du pouvoir ainsi qu’une réforme consensuelle du système électoral.
Alain Fogué interpelle notamment l’Union africaine, l’Onu, l’Union européenne, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suisse et Israël, leur demandant de contribuer à prévenir une nouvelle crise majeure au Cameroun.
Les accusations de préparation d’un génocide ou d’un projet visant spécifiquement les Bamilékés sont celles formulées par Alain Fogué dans sa correspondance. Elles ne constituent pas, à ce stade, des faits judiciairement établis.
