Par Sandra Embollo
La crise qui oppose les enseignants des universités publiques aux pouvoirs publics se poursuit. Alors que 17,6 milliards de FCFA ont déjà été décaissés pour répondre à plusieurs revendications du corps enseignant, le mouvement de grève reste maintenu.
Les enseignants estiment que les mesures annoncées ne suffisent pas encore à régler l’ensemble des problèmes soulevés. Ils réclament notamment la concrétisation effective des engagements pris par les autorités, ainsi que le règlement des différentes préoccupations liées à leurs conditions de travail et à leurs rémunérations.
De leur côté, les pouvoirs publics mettent en avant les efforts financiers consentis pour répondre aux revendications. Le décaissement de cette enveloppe de 17,6 milliards de FCFA constitue, selon les autorités, une étape importante dans le processus de règlement du différend.
Mais sur le terrain, le désaccord demeure. La poursuite de la grève illimitée continue ainsi de perturber le fonctionnement normal des établissements universitaires publics, avec des répercussions sur les enseignements et le calendrier académique.
Alors que les deux parties restent campées sur leurs positions, la question demeure celle de la mise en œuvre concrète des engagements annoncés et des conditions nécessaires à une reprise durable des activités académiques.
