Par Sandra Embollo
Dans l’est de la République démocratique du Congo, l’accès à l’aide humanitaire est de plus en plus fragilisé par la persistance des violences. Les attaques visant les infrastructures de santé, les travailleurs humanitaires et les convois d’assistance compliquent l’acheminement des secours vers les populations affectées par le conflit.
Le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH) souligne que ces incidents ont des conséquences directes sur les opérations humanitaires. Dans certaines zones, les organisations sont contraintes de suspendre leurs activités ou de limiter leurs déplacements pour des raisons de sécurité.
Cette situation intervient alors que les besoins humanitaires restent importants dans plusieurs territoires de l’est de la Rdc. Les populations déplacées et les communautés touchées par les violences dépendent notamment de l’accès aux soins de santé, à la nourriture, à l’eau et à d’autres formes d’assistance.
Pour les acteurs humanitaires, la sécurité des personnels et la possibilité de circuler librement sont essentielles à la continuité de l’aide. La multiplication des incidents risque ainsi de réduire davantage l’accès aux services essentiels pour les populations qui en ont le plus besoin.
