Par Sasha Blanche
Abdel Fattah al-Burhan ne s’est finalement pas rendu à New York pour participer à l’Assemblée générale de l’Onu. Le chef de l’armée soudanaise, qui préside également le Conseil de souveraineté de transition, devait représenter le Soudan et prononcer un discours devant les dirigeants réunis aux Nations unies.
Selon des sources soudanaises et diplomatiques citées par Reuters, Washington aurait conditionné la délivrance de son visa à l’acceptation d’une proposition américaine prévoyant une trêve de 90 jours. Les autorités soudanaises ont contesté cette situation et demandé l’intervention de l’Onu.
Le porte-parole du secrétaire général de l’Onu a indiqué que l’organisation était « profondément préoccupée » par l’absence de visa et qu’elle avait engagé des discussions avec les autorités américaines.
Cette décision intervient alors que la guerre entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) se poursuit depuis avril 2023. Le conflit a provoqué une grave crise humanitaire et de nombreux déplacements de population.
De son côté, le gouvernement soudanais a dénoncé la position américaine et réaffirmé son attachement à la souveraineté du pays. Washington estime, pour sa part, qu’aucune des deux principales forces armées engagées dans le conflit ne constitue actuellement une autorité constitutionnelle légitime au Soudan.
