Par Hugo Fouquet
Le procès de Rachida Dati se poursuit à Paris dans une atmosphère tendue. L’ancienne ministre de la Justice est jugée pour corruption et trafic d’influence dans le dossier Renault-Nissan, des accusations qu’elle conteste.
Lors de son interrogatoire, Rachida Dati a été confrontée à de nombreuses questions sur les 900 000 euros d’honoraires qu’elle a perçus entre 2010 et 2012 de la part d’une structure liée à l’alliance Renault-Nissan. Le parquet soupçonne ces versements d’avoir été liés à des activités de lobbying au Parlement européen, ce que l’ancienne ministre nie.
Au fil des échanges avec les parties civiles, le ton est monté. Rachida Dati a contesté plusieurs questions et exprimé son irritation, allant jusqu’à déclarer que certains souhaiteraient la voir « disparaître de cette vie publique ».
L’audience, qui devait initialement consacrer une seule journée à son interrogatoire, s’est finalement étendue sur plusieurs jours. La défense continue de contester certains aspects de la procédure et les accusations portées contre sa cliente.
Le tribunal devra désormais examiner l’ensemble des éléments du dossier avant de rendre sa décision.
