Par Serge Aimé BIKOI
Ce prix lui a été décerné par Sa Majesté Thomas Fotang, le fondateur de l’Ong internationale Grass 2 Grace international foundation. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de la Sonacam à Yaoundé.
Le promoteur de la mission d’observatoire permanent des Nations unies, qui attribue des prix à des personnalités politique, économique, sociale, médiatique et culturelle, a jeté son dévolu sur Francis Ateh Bazore de par sa posture multidimensionnelle. Ateh Bazore est, à la fois, journaliste, artiste-musicien, écrivain, universitaire, enseignant et intellectuel. Vu sa contribution au rayonnement de l’identité camerounaise autant dans l’espace national que dans le champ supra national, l’Ong Grass 2 Grace international foundation a offert à l’actuel président du conseil d’administration de la Société nationale camerounaise de l’art musical un prix des hommes et femmes courageux. Le promoteur de l’Ong Grass 2 Grace international foundation, Sa Majesté Thomas Fotang, fait, d’emblée, un constat selon lequel Ateh Bazore est un homme aux multiples casquettes. Journaliste, artistes-musicien, enseignant, écrivain et promoteur des industries créatives, Ateh Bazore a, durant trente ans de parcours, fait rayonner le Cameroun autant à l’interne qu’à l’international. “Aujourd’hui, nous sommes venus chercher un homme qui, depuis des années, a contribué à éduquer, informer, à divertir, à écrire. Nous sommes venus chercher cet homme, c’est Dr Francis Ateh Ngong, dit Dr Ateh Bazore, il est un homme de la radio et et de la télévision qui influence et transforme les pensées, suscite le développement et participe à la transmission des savoirs. C’est aussi un défenseur de la culture qui nous rappelle qu’une nation qui oublie sa culture risque d’oublier son histoire”, énonce T. Fotang, dans son discours d’appréciation des qualités d’Ateh Bazore.
Cela fait six mois que le fondateur de l’Ong Grass 2 Grace international foundation a informé le Pca de la Sonacam qu’il lui sera décerné un prix courage eu égard à la reconnaissance des efforts fournis et du travail abattu dans sa carrière comme journaliste, artiste, enseignant, écrivain et promoteur des industries créatives. Au départ, Ateh Bazore a émis des doutes sur l’attribution de ce prix, il a même hésité, mais au bout du compte, des aînés sociaux l’ont rassuré et l’ont encouragé à accepter cette distinction vu la reconnaissance de son travail depuis des décennies. “Je suis comblé. Qui n’aimerait pas être à ma place? Nous sommes nés avec les talents qui suffisent à être exploités et développés pour plaire au monde. Surtout quand on plait au monde, on se rappelle de nous. Pendant sept ans, tous les enfants qui ont fait from 3 dans le sous-système anglo-saxon au Cameroun, on lu mon œuvre, qui s’appelle Sit on stones, qui entre dans le programme scolaire comme œuvre unique”. Ateh Bazore se souvient des deux œuvres qu’il a écrites et qui sont inscrites au sous-système anglo-saxon. Une contribution littéraire à mettre à son actif et qui a permis la diffusion des connaissances à la progéniture scolaire.
Au cours de cette cérémonie de distinction, Francis Ateh Bazore a saisi la balle au bond pour adresser un message à ses collègues artistes-musiciens présents massivement en salle surtout que ces derniers jours, les ayant-droits de la société de gestion collective de droit d’auteur dont il tient les rênes passent à la caisse. La Sonacam procède, depuis le 18 septembre, aux dernières répartitions du mois de juillet 2026. À la base, le Pca de la Sonacam indique qu’il devrait percevoir 300 millions de Fcfa liés au prélèvement des 12 francs par casier relativement au protocole d’accord Ministère des Arts et de la Culture/Ministère du Commerce Mincommerce, les Boissons du Cameroun et les syndicats des débits de boissons. Mais il affirme n’avoir reçu que 130 millions de Fcfa pour un début. À cause de cet état de choses, Ateh Bazore appelle les artistes et l’équipe de la Sonacam à ne pas se décourager et à continuer de travailler, sans relâche, tant le meilleur est à venir dans les prochains mois.
“Il y a encore un travail à faire parce que le début de tout est difficile. Surtout quand les gens signent les protocoles et ne les respectent pas. C’est ce qu’on a remarqué dans le droit d’auteur et vous vous plaignez comme s’il y avait l’argent classé dans les armoires, où on devait seulement puiser et reverser aux artistes-musiciens. Non c’est le travail !”
explique Ateh Bazore.
Ateh Bazore ajoute que même avec les grandes sociétés avec qui l’on signe les contrats, lorsque le moment de payer arrive, si l’on ne met pas la pression, on ne va pas payer. Le Pca de la Sonacam mentionne que les patrons des autres sociétés de gestion collective de droit d’auteur et lui ne dorment pas tant il suffit de mettre toutes les astuces pour parvenir au succès.
