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🇨🇲 Cameroun | Derrière les murs : Nourane Foster raconte sa visite à Jacques Bertrand Mang

Ex députée s'est rendue à la prison de Ngoma, où Jacques Bertrand Mang est détenu depuis le 1er juillet 2026, et a publié ce 7 octobre le récit d'une visite personnelle : « un homme moralement debout », écrit-elle, évoquant aussi sa rencontre avec la mère du détenu, en larmes

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Par Joël Onana

Yaoundé, 7 octobre 2026 (Panorama Papers) – Nourane Foster est allée derrière les murs. La députée s’est rendue à la prison de Ngoma, où Jacques Bertrand Mang est détenu depuis le 1er juillet 2026, et a raconté elle-même la visite sur sa page Facebook, dans un texte personnel.

« Derrière les murs de la prison, je n’ai pas simplement vu un détenu », écrit-elle. « J’ai rencontré un Camerounais conscient, lucide et rigoureux. J’ai vu un homme moralement debout, malgré l’épreuve qu’il traverse. » Les échanges ont duré « plusieurs minutes » : sa situation carcérale, le fond de son dossier, ce qui lui est reproché. Et puis l’avenir — « son avenir, bien sûr, mais au-delà du sien, celui de toute une jeunesse camerounaise qui cherche sa place, qui veut être entendue et qui refuse de renoncer à l’espérance ».

Puis il y a eu sa mère. Les yeux remplis de larmes. Nourane Foster les a essuyées.

La séquence n’est pas anodine. Quelques jours après avoir claqué la porte du Pcrn de Cabral Libii — invoquant des « divergences idéologiques profondes » — pour rejoindre le Pacte Social pour la Gouvernance (PSG), la députée signe un geste à forte charge symbolique. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont polarisées : soutiens saluant un acte de courage, et accusations de calcul politique. Son post a recueilli 9,7K likes.

Rappelons que dans son texte de départ du PCRN, Nourane Foster rappelait avoir « exprimé publiquement [ses] préoccupations concernant des citoyens confrontés à des procédures judiciaires ou à des privations de liberté, notamment Olivier-Bibou Nissack, Jacques-Bétrand Mang, Daouda Fondiko et d’autres jeunes Camerounais », se disant « attachée au respect des droits, de la défense, de la présomption d’innocence et des garanties prévues par nos lois ».

Geste humanitaire ou coup politique ? Les deux lectures cohabitent. Mais au-delà de la polémique, la visite braque les projecteurs sur le sort des détenus de Ngoma — et sur une opposition qui, entre défections et recompositions, cherche encore sa ligne à l’approche des échéances de 2027.

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