Par Joël Onana
Des informations non confirmées, relayées par des messages audio circulant sur les réseaux sociaux, font état de l’enlèvement ou du transfert de près de 300 détenus de la prison centrale de Douala vers une zone forestière inconnue. Les familles disent être sans nouvelles et redoutent des exécutions ou des disparitions forcées.
Selon plusieurs témoignages audio attribués à des personnes se présentant comme proches de détenus et de sources internes, environ 300 prisonniers auraient été extraits de la prison centrale de Douala et transportés vers une destination inconnue. Les faits seraient survenus récemment et impliqueraient des déplacements par hélicoptère vers des zones de brousse.
Les mêmes sources citent les noms d’Abba Moussa, également appelé Abba Oumar, et d’Idriss Abdoulaye parmi les personnes ayant réussi à alerter l’extérieur. Quatre autres identités n’auraient pas encore été clairement établies. Les auteurs des messages affirment qu’un militaire aurait, par compassion, permis à l’un des détenus de passer un appel téléphonique à un proche, avant toute rupture de contact.
À ce stade, aucune information indépendante ne permet de confirmer le sort des personnes concernées. Les témoins disent ignorer si les détenus sont toujours en vie, s’ils ont été exécutés, déplacés ou contraints à d’autres formes d’opérations. Ils évoquent également la possibilité de nouvelles vagues d’extractions en cours ou imminentes depuis la prison de Douala.
Aucune réaction officielle des autorités camerounaises n’était disponible au moment de la rédaction. Les familles et relais qui diffusent ces alertes appellent à une mobilisation et à une communication rapide afin, selon eux, de prévenir des atteintes graves à la vie et à l’intégrité des détenus.
La prison centrale de Douala, comme d’autres établissements pénitentiaires au Cameroun, est régulièrement dénoncée par des organisations de défense des droits humains pour la surpopulation, les conditions de détention difficiles et le manque de transparence. Dans un contexte sécuritaire tendu, des accusations de disparitions forcées et de détentions arbitraires ont déjà été portées par le passé, sans toujours donner lieu à des enquêtes publiques détaillées.
