Par Olivia Lemot
Selon plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux, des militants se sont rendus ou prévoient de se rendre à Genève, Paris, Bruxelles et dans d’autres villes européennes dans l’espoir de retrouver le président camerounais. Des actions de protestation ont également visé certaines missions diplomatiques, perturbant temporairement leur fonctionnement selon les organisateurs. Toutefois, l’ampleur exacte de ces perturbations n’a pas pu être confirmée de manière indépendante.
Ces initiatives s’inscrivent dans la continuité des actions menées depuis plusieurs années par des mouvements de la diaspora, notamment la Brigade anti-sardinards (BAS) et d’autres collectifs, qui ont déjà organisé des manifestations devant des hôtels, des ambassades et des consulats camerounais en Europe lors des précédents séjours privés de Paul Biya en Suisse.
Le président camerounais a quitté Yaoundé le 7 juin 2026 pour ce qui avait été présenté comme un « bref séjour privé en Europe ». Plus de 53 jours après son départ, aucune date officielle de retour n’a été annoncée, alimentant les spéculations et les interrogations au Cameroun comme au sein de la diaspora.
Sur le plan institutionnel, la Constitution camerounaise ne fixe aucune durée maximale pour les séjours du chef de l’État à l’étranger. En revanche, elle prévoit que seule une vacance de la présidence, résultant notamment d’un décès, d’une démission ou d’un empêchement définitif constaté par le Conseil constitutionnel, peut déclencher les mécanismes constitutionnels de succession. En l’absence d’une telle constatation, le président demeure réputé exercer ses fonctions.
