Par Arlette Akoumou Nga
Le parquet fédéral belge a confirmé l’arrestation de quatre personnes en Belgique dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour « soupçons de crimes contre l’humanité » liés au Cameroun. Cette action marque une étape importante dans une enquête sensible visant à établir les responsabilités de personnes potentiellement impliquées dans de graves violations du droit international.
Selon les premiers éléments disponibles, ces arrestations ont été menées dans plusieurs localités du pays et s’inscrivent dans une procédure coordonnée par les magistrats belges spécialisés en matière de justice internationale. Les suspects seraient aujourd’hui entendus par les autorités judiciaires belges, qui évaluent les charges pouvant être retenues contre eux, tandis que l’instruction se poursuit.
L’enquête porte sur des accusations graves de violations massives des droits humains et d’exactions commises dans le cadre de troubles post-électoraux au Cameroun, où la situation sécuritaire est restée tendue après la présidentielle d’octobre 2025 et la répression des manifestations. Des organisations internationales de défense des droits humains ont documenté des cas de violences, de détentions arbitraires et de décès lors des rassemblements, qui ont alimenté des demandes de justice à l’étranger.
Cette intervention judiciaire en Belgique illustre l’application du principe de compétence universelle, qui permet à des juridictions nationales de poursuivre des crimes internationaux graves — tels que les crimes contre l’humanité — même lorsque ceux-ci ont été commis hors de leur territoire. L’enquête belge s’ajoute à d’autres démarches judiciaires internationales visant à lutter contre l’impunité pour les violations graves des droits humains.
Le parquet n’a pas encore précisé l’identité des personnes arrêtées ni les chefs d’accusation exacts qui pourraient être retenus.
